Chanson douce : adaptation long-métrage du roman sombre de Leila Slimani!

Jelly vous retrouve dans cette rubrique consacrée à ses récents coups de coeur libellesques : des films et séries dans l’air du temps. Après « la reine des neiges 2 », la libellule change de registre et scrute aujourd’hui « Chanson douce », adaptation ciné dramatique du livre de Leila Slimani, qui a reçu le prix goncourt 2016.

Ce long métrage est un thriller psychologique explorant la vie d’une famille et sa relation étouffante avec leur nourrice. Inspiré d’un fait réel ayant eu lieu à New-York, ce drame crédible a de quoi nous donner des sueurs froides…

Chanson douce : un drame familial poignant porté par une Karin Viard remarquable !

Le pitch
Paul et Myriam ont deux enfants en bas âge, Mila et Adam. Pour que Myriam puisse reprendre le travail, ils engagent Louise, nourrice expérimentée. Louise est la nounou parfaite : dévouée, consciencieuse et volontaire à souhait, elle occupe bientôt une place centrale dans la famille. Mais sous ses allures de Mary Poppins, Louise lève le masque et dévoile peu à peu sa part sombre : on la voit perdre le contrôle avec les enfants, jusqu’à ce que survienne le drame…

Jelly a aimé…
La sublime interprétation de Karin Viard, dans ce rôle de nounou torturée aussi attachante qu’inquiétante. La nourrice prend de plus en plus de place dans le couple et la famille, les plongeant dans une lente et douce spirale anxiogène. L’actrice est parfaite dans son rôle de femme à la dérive qui s’enfonce peu à peu dans la folie…

L’atmosphère du film.
Le malaise palpable qui s’installe petit à petit dans la vie de la famille, notamment entre Louise et Paul et Myriam, est très bien retranscrit dans ce film. Sans compter le jeu d’acteurs très juste de Leila Bekhti et Antoine Reinartz, qui incarnent à merveille des parents bien ancrés dans leur génération, autant aimants qu’absorbés par leur travail.

Jelly n’a pas aimé…
Le rythme lent du film. Ce rythme latent était pourtant bien présent dans l’ouvrage primé. Toutefois, la fluidité de l’écriture de Leila Slimani entretenait une tension prégnante qui avait captivé la libellule et qui ne se ressent pas autant dans l’adaptation.

L’autrice a eu beau s’impliquer dans l’écriture du scénario du film, on n’y retrouve pas toutes les sensations du roman. L’intensité des personnages est par exemple ici beaucoup moins forte. On peut donc se poser la question : une adaptation ciné peut-elle vraiment retranscrire les émotions et les sensations d’un livre ? Ce serait sans compter sur la force de l’écriture littéraire….

En résumé, Chanson douce retrace une histoire dramatique portée par une belle mise en scène et des acteurs très convaincants. Toutefois, il donne l’impression de reposer sur le jeu de ces acteurs et manque d’arguments pour parvenir à égaler le livre.

Le petit mot de Jelly
Si vous avez lu le livre, faites-vous votre propre idée en allant voir le film ! Ce dernier vaut le détour, si ce n’est pour le jeu de ces acteurs principaux, notamment Karin Viard. Si vous ne l’avez pas lu, vous aurez surement une vision différente du film que celle de Jelly.

Vous avez vu ce film ? Laissez votre avis en commentaires !

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